LA TABLE DE BANQUET
Introduction
Les repas ou la nourriture au Moyen-Age étaient bien différents si l'on vivait dans une famille riche (noblesse) ou pauvre (paysannerie). Ici, nous allons surtout parler de la table de banquet dans un château fort : famille riche.
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Où mangeait-on dans un château ?
Dans les châteaux forts, généralement la salle de banquet était la salle principale du château (le logis seigneurial). Pour l'aménagement de cette salle lors d'un repas, on dressait les tables sur des tréteaux, c'est-à-dire qu'on les installait avant le repas et qu'on les retirait par la suite, de manière à libérer l'espace qui servira à d'autres utilisations (salle de justice, salle des doléances,...). Sur ces tables (qui généralement prenaient une forme de U), on déposait de grandes nappes avec des lés (pièces de tissu) et les invités étaient installés sur le pourtour extérieur afin de laisser libre la partie intérieure pour le service et les entremets (partie concernant les spectacles). Le Seigneur et ses invités de marque, étaient installés au "Haut bout" près de la cheminée (l'autre extrémité de table portant le nom de "Bas bout").
Comment mangeait-on ?
Dans un premier temps, le rituel était de se laver les mains avant de passer à table à l'aide d'une aquamanile. Une fois installé, le convive disposait d'une assiette ou d'un tranchoir de pain pour pouvoir manger. Concernant les couverts ; la cuillère et le pique à viande (ancêtre de la fourchette) composent les ustensiles avec lesquels on mange. Le couteau est personnel et les doigts servent de fourchette. La nappe sert de serviette pour s'essuyer les mains et la bouche, même si les serviettes (touailles) existaient.
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Dans quoi mangeait-on ?
La vaisselle coûte très chère au Moyen-Age, il n'est pas rare qu'elle soit réservée aux personnes les plus importantes. Les différentes matières utilisées sont la poterie (céramique médiévale, argile, grès,...), le métal (étain, or, argent, bronze, laiton,...), le bois, le verre, le pain, la corne, l'os et le cuir. Toutes ces matières vons se retrouver sous différentes formes d'ustensiles comme des assiettes, verres, plats, pichets, couverts, pots, flacons,...
L'alimentation
. Importance de la religion
Au Moyen-Age, l'église chrétienne encadre la quasi-totalité de la population du royaume de France, tout chrétien doit conformer son alimentation à certaines restrictions, qui ont pour but sa pénitence : le jeûne. On autorise un repas qui doit être unique et se prendre au coucher du Soleil, ce repas prive de certains aliments, comme la viande et les graisses animales, ainsi que, selon les époques, les laitages ou les oeufs : on les appelle les jours maigres. Au total, c'est entre 100 et 200 jours par an que l'on ne peut pas manger ce que l'on désire. Il faut aussi prendre en compte les différentes saisons, qui n'apporteront pas les mêmes contenus et qualité d'alimentation.
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. La nourriture
Au Moyen-Age, on consommait beaucoup d'aliments divers, les bases de l'alimentation étaient : les légumes, viandes, poissons, céréales, laitages et fruits. Il faudra attendre la découverte de l'Amérique pour voir arriver de nouveaux produits dans nos assiettes et des fois plus longtemps pour d'autres (la pomme de terre en France au XVIIIe siècle) !
Ce que l'on ne pouvait pas manger au Moyen-Age (liste non exhaustive): ananas, arachide, avocat, brocoli, cacao, café, cacahuète, carotte, céleri, citrouille, chou-fleur, choux de Bruxelles, dinde, fruits de la passion, fraise des jardins, haricots, haricots verts, kiwi, maïs, mangue, noix de coco, piment, poivron, pomme de terre, sirpo d'érable, tomate, topinambour et vanille. La banane, la rhubarbe et l'aubergine étaient connues mais non consommées.
. Les boissons
Principales boissons consommées : Eau (généralement coupée), jus de fruits (pomme, raisin,...), vin (du très bon comme du très mauvais avec généralement un faible taux d'alcool), vins aux épices, bière, cidre, hydromel (à base de miel). Les boissons inconnus sont le café, thé, soda et eau de vie.
. La passion des épices et plantes aromatiques.
Originaires en grande partie du Moyen-Orient et très appréciées par l'homme médiéval, elles apportent des vertus thérapeutiques, médicinales, des propriétés digestives et aphrodisiaques. Les épices utiles à la santé, permettent également une cuisine raffinée et recherchée au Moyen Age.
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La cannelle très prisée dans la cuisine médiévale, est l'écorce du cannelier qui se présente sous forme de tuyaux séchés. C'est une épice très parfumée et très puissante, dont la suavité accompagne volontiers tous les plats sucrés. Le clou de girofle a un goût amer, il est souvent utilisé broyé, ce qui libère encore plus ses saveurs. C'est le bouton de la fleur du giroflier cueilli avant son éclosion. La noix de muscade entourée d'une enveloppe dure (le macis), est le noyau du fruit du muscadier. La noix râpée est très odorante. La cardamome dont on emploie les graines est une plante vivace de la même famille que le gingembre. Ses fleurs sont semblables à celles des iris et ses fruits se présentent sous la forme d'une gousse beige ou verdâtre, renfermant de petites grappes de graines noires. Le gingembre est une plante herbacée dont on consomme le rhizome surtout utilisé pour ses vertus aphrodisiaques et digestives, donne un goût légèrement poivré. La maniguette ou graine de paradis, est la seule épice originaire d'Afrique. Epice très chère au Moyen-Age, elle a un peu le goût piquant du poivre. Nous vous avons cité les plus connus, mais il existe bien d'autres épices comme le galinga, le safran, le poivre long ou à queue,...
Les plantes aromatiques entrent également dans l'alimentation médiévale au même titre que les épices et apportent "couleur" aux plats préparés : le persil, l'oseille, la menthe, le cerfeuil, la coriandre, l'hysope, la marjolaine, le romarin, le thym et le cumin.
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